Dans un mouvement significatif pour le sport féminin, Meg Jones, la capitaine des Red Roses, a pris position en plaidant pour un soutien à la fertilité pour les joueuses de rugby. Cet appel intervient à la lumière des développements récents dans le football féminin, où un financement pour la congélation des ovules et les traitements de fertilité a été introduit, suscitant une conversation plus large sur la santé reproductive dans le sport.
La fédération espagnole de football et Chelsea FC ont récemment annoncé des initiatives pour soutenir les athlètes féminines dans la gestion de leur fertilité, une tendance que Jones estime devoir être reproduite dans le rugby. Lors de son apparition dans le podcast 'The Good, the Scaz and the Rugby', Jones a exprimé son approbation de ces initiatives dans le football, les qualifiant de "classe" et exhortant la communauté du rugby à emboîter le pas.
Le plaidoyer de Jones est à la fois personnel et professionnel. Elle a révélé qu'elle et sa fiancée, Celia Quansah, ancienne joueuse de Trailfinders et de rugby à sept, ont pris des mesures proactives en vérifiant leur nombre d'ovules. Ce parcours personnel met en lumière l'importance de la sensibilisation à la fertilité et du soutien parmi les athlètes féminines, qui font souvent face au dilemme de concilier leur carrière sportive avec la planification familiale.
Ses commentaires ont résonné auprès de ses coéquipières, y compris Hannah Botterman, qui a partagé ses propres expériences. Botterman, qui joue pour l'Angleterre, a mentionné qu'elle et sa partenaire, Georgia Evans, une joueuse du Pays de Galles, explorent leurs options concernant la fécondation in vitro (FIV). Cette discussion franche entre les joueuses souligne la reconnaissance croissante du besoin de systèmes de soutien complets pour les athlètes féminines.
La conversation initiée par Jones est cruciale car elle met en lumière les défis souvent négligés auxquels les athlètes féminines sont confrontées en matière de fertilité. Alors que les organisations sportives reconnaissent de plus en plus l'importance de la santé mentale et physique, intégrer un soutien à la fertilité dans leurs programmes pourrait avoir un impact significatif sur la vie et la carrière des joueuses.
Alors que le rugby féminin continue de croître en popularité et en visibilité, des initiatives comme celles observées dans le football pourraient ouvrir la voie à un environnement plus favorable. En abordant ces questions, le rugby peut s'assurer que les athlètes n'ont pas à choisir entre leurs aspirations professionnelles et leur vie personnelle, favorisant une culture qui valorise à la fois le développement de carrière et la planification familiale.
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